Vous trouverez ci-dessous notre sélection d'ouvrages précieux.
Celle-ci sera régulièrement mise à jour.

nouveautés juin 2012

LEFÈVRE-DEUMIER, Jules. L’Abbaye de Notre-Dame-du-Val et autres textes

Les Amis de Notre-Dame du Val, 2012.
In-12 (188 x 118 mm), 160 p. Broché, couverture illustrée d’éditeur.     10 € 

Édition originale.
L’Association des Amis de Notre-Dame du Val a décidé de rendre hommage à l’écrivain romantique Jules Lefèvre-Deumier qui vécut tout près de l’abbaye de Notre-Dame du Val à Mériel, dans le Val d’Oise. L’auteur, qui intitula en 1842 et 1845 l’un de ses recueils Les Vespres de l’abbaye du Val, était très attaché aux ruines de ce lieu dans lesquelles il « se plaisait à voir l’image de son destin de génie inaccompli. » (présentation de l’auteur de la présente édition).

Cette publication rassemble pour la première fois aussi bien des poèmes que des extraits de roman et de critique permettant d’avoir une idée très précise de l’originalité et de la variété de l’œuvre de Jules Lefèvre-Deumier.
Les textes sont classés par thèmes : L’admirateur de Byron, L’adversaire de la peine de mort, Le romancier « frénétique », Le génie tourmenté, Le biographe polyglotte, L’un des inventeurs du poème en prose… Chaque thème est présenté par Alain Ruhlmann qui a régulièrement mis en regard des textes d’autres écrivains comme André Chénier, Charles Baudelaire ou Guillaume Apollinaire.
L’ensemble est précédé d’un historique de l’abbaye du val par François Fennenberger et d’une présentation de l’écrivain par Maria Walecka-Garbalińska, auteur de Jules Lefèvre-Deumier (1787-1857) et le mythe romantique du Génie publié en 1987. Les textes sont suivis d’une anthologie de critiques sur le poète par Victor Hugo, Alexandre Dumas, Emmanuel des Essarts, Barbey d’Aurevilly, Georges Brunet… et d’un choix bibliographique. (Lire la suite…)


CERVANTÈS, Miguel de. La Danse du château

Fontenay-aux-Roses : Les Impénitents, 1962.
In-4 (279 x182 mm), [15], 13 feuillets pliés en triptyque, couverture verte imprimée d’éditeur rempliée, chemise et étui d’éditeur de papier gris.     1 200 € 

1/25 exemplaires de tête enrichi d’une suite et de documents.
Huitième ouvrage publié par Les Impénitents illustrant des poèmes extraits de La Prodigieuse Histoire de Don Quichotte de la Manche, traduits par Dominique Aubier, également auteur d’un commentaire les précédant.
Chaque publication des Impénitents était illustrée d’un frontispice composé par un artiste de renom et de compositions dans le texte par un artiste de la nouvelle génération. Cet ouvrage est illustré d’un frontispice d’Alberto Giacometti et de 14 burins de Louis Chavignier. Chaque poème est imprimé sur un feuillet en triptyque : le texte espagnol est placé à gauche, l’illustration au centre et la traduction est à droite. (Lire la suite…)


MALLARMÉ, Stéphane. Correspondance 1862-1871 recueillie, classée et annotée par Henri Mondor

Paris : Gallimard, 1959.
In-8 (225 x 140 mm), 381 p. [1]. Broché, couverture rose imprimée d’éditeur, chemise de demi-maroquin à bandes bordeaux avec dos à nerfs orné caissons, auteur, titre et date dorés, étui bordé signé A. & R. Maylander, légers frottements aux chemise et étui.     430 € 

Édition originale. Exemplaire numéro 1 avec envoi.
« Pour mon ami le docteur E. Périer en très affectueux souvenir de ces matins de la Salpétrière et au remarquable bibliophile qu’il est devenu. Tendres compliments aussi confraternels. H. Mondor. »
Premier volume de la correspondance de Stéphane Mallarmé publiée chez Gallimard. Un des 21 (n°1) sur vélin de Hollande van Gelder, premier papier avant 66 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre.

Henri Mondor (Saint-Cernin 1885-Neuilly-sur-Seine 1962), éminent chirurgien et  membre de plusieurs académies de médecine et de sciences, fut aussi un célèbre critique littéraire. Il consacra de nombreux essais à Stéphane Mallarmé dont il était l’un des meilleurs connaisseurs.

Parfait exemplaire, non coupé, parfaitement protégé dans une chemise et un étui de Maylander.


GREEN, Julien. Lettres autographes à Hubert Juin

Paris, 1956-1971.
10 feuillets in-8 (210 x 135 mm) anopisthographes composant 8 lettres. 5 portent l’adresse de Julien Green imprimée.     1 500 € 

Rares confidences de Julien Green à Hubert Juin sur son œuvre.
Ensemble de 8 lettres autographes signées adressées à Hubert Juin. Elles témoignent d’une longue — les lettres s’échelonnent entre 1956 et 1971 — et stimulante relation littéraire entre l’écrivain et l’un des critiques les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Julien Green est très sensible à la vision qu’a Hubert Juin de son œuvre et estime qu’il est l’un des rares à l’avoir véritablement compris.

Cinq lettres ont pour origine des analyses de l’œuvre de l’écrivain et lui fournissent l’occasion d’offrir, car il se sent en confiance, de précieuses confidences sur son travail :
— « Le rapprochement que vous faites avec Minuit, au sujet de la croix sur le mur, est très saisissant et m’a surpris moi-même. Je n’y avais pas songé, en effet, mais il est indiscutable que vous avez raison. Cela me prouve, une fois de plus, qu’il y a dans mes livres des constantes auxquelles je n’échappe pas et qui sont probablement plus nombreuses que je ne me le figure, car me trouvant, pour ainsi dire, à l’intérieur de mon œuvre, je ne la vois pas toujours aussi bien que certains lecteurs lorsqu’ils ont, comme vous, l’intuition nécessaire. Vous êtes de plus très attentif, ce qui est rare, et la netteté de votre jugement donne beaucoup de force à ce que vous écrivez. Je voudrais être sûr de mériter ce titre de romancier de la Grâce, car tout bien considéré je n’en vois pas de plus beau dans l’ordre littéraire. C’est en tout cas vers les problèmes de la Grâce que je dirige toute mon œuvre. » (lettre du 25 mai 1956). (Lire la suite…)


GIDE, André. Fragment de Si le grain ne meurt

Paris : Édouard Champion, 1924.
In-8 carré (237 x 192 mm), 41 ff, [2]. En feuilles, couverture blanche à rabats imprimée d’éditeur, étui cartonné, petites marques de manipulation au dos de la couverture sans gravité.     580 €

Un des 10 sur Japon avec une page autographe d’André Gide.
Phototypie réalisée par Daniel Jacomet d’un extrait du manuscrit autographe de Si le grain ne meurt. Cette publication parut la même année que la première édition française en trois volumes chez Gallimard. L’édition originale avait été publiée à Bruges en 1920-1921 à seulement 13 exemplaires.

Tirage limité à 130 exemplaires. Celui-ci est un des 10 (N°D) sur Japon accompagnés d’une page autographe signée. Justification chiffrée et paraphée par André Gide.

Très bel exemplaire.


ADELINE, Jules. La Légende du Violon de faïence

Paris : Librairie L. Conquet, 1895.
In-8 (201 x 134 mm), 46 p., [1]. Broché, couverture sur Japon illustrée d’éditeur rempilée.   180 € 

Édition originale. Exemplaire sur Japon offert par l’éditeur.
Ouvrage révélant les secrets qui inspirèrent à Champfleury le sujet de son roman Le Violon de faïence. Le premier chapitre fait une longue description de la rue Eau-de-Robec de Rouen et de ses pittoresques figures de libraires et brocanteurs.
Le texte est illustré de 8 compositions gravées à l’eau-forte par l’auteur : 1 portrait de Champfleury en frontispice, 3 en-têtes, 3 culs-de-lampe et l’illustration de la couverture reprenant les sujets d’étude préférés de Champfleury : la céramique, les chats et l’imagerie.
Jules Adeline avait, chez le même éditeur en 1885, illustré Le Violon de faïence de 36 eaux-fortes. (Lire la suite…)


Mélanges biographiques

1817-1861.
In-8 (138 x 226 mm). Demi-veau glacé ocre, dos à nerfs orné de filets, pièce de titre en maroquin prune, très légers frottements sans gravité (Allô).     500 € 

Exceptionnelle réunion d’éditions originales d’études littéraires et historiques.
Ces neuf plaquettes ou ouvrages ont appartenu à Gustave Mouravit qui a rédigé, comme souvent, une note liminaire : « Recueil important de pièces excellentes, quelques-unes fort rares, soigneusement relié par Allô. » Le portrait du deuxième texte annoncé dans le Catalogue général de la BnF n’a pas été inséré par le relieur.

Ex-libris d’Henri Bonnasse.

Cachets de Gustave Mouravit sur plusieurs feuillets de titre.

— POITEVEIN-PEITAVI. Notice sur Jean de Plantavit de la Pause, évêque de Lodève ; et sur l’abbé de Margon, Guillaume de Plantavit, son petit-neveu, 1817 (48 p.).
Envoi : « Pour Monsieur Lecuy, l’un des collaborateurs de la Biographie universelle de la part de l’auteur »

— BARBIER, Louis. Notice biographique et littéraire sur M. Antoine-Alexandre Barbier, chevalier de l’ordre royal de la Légion-d’honneur, ex-administrateur des bibliothèques particulières du roi, et ex-bibliothécaire du Conseil-d’État, 1827 ([1], XXX p.). (Lire la suite…)


[GOBET, Pierre-Antoine]. Contes et épigrammes par le cit.*** ; Contes, fables et épigrammes ; L’enfant prodigue ; Contes, fables et épigrammes suivis de M. Feuilleton, scène épisodique par M.*****

Paris : Vendémiaire an VIII [1800] ; an IX [1801], Nivose an XIII-1805.
In-12 (137 x 78 mm), [1}, 23 p. ; 29 p. ; 5 p. ; 66 p. Demi-maroquin vert, dos lisse orné de filets, titre en long, plat de papier rose, tranches jaunes (reliure de l’époque).     350 €

Rare réunion d’opuscules avec corrections manuscrites de l’auteur.
Exemplaire rassemblant quatre éditions publiées anonymement et sans adresse d’éditeur entre 1800 et 1805. Tout comme Barbier et Quérard, le catalogue de la bibliothèque Duplessis (1856) signale que ces éditions permettent de constituer « le recueil complet des opuscules en vers de Gobet ». Certains textes avaient été publiés dans des journaux et dans le recueil Fables nouvelles (1786). Mr Feuilleton, figurant à la fin du recueil de 1805, avait paru séparément en 1803.

Les pièces de Gobet, souvent facétieuses, traitent des mœurs, de la religion ou bien du monde des lettres. On y parle de Voltaire et surtout de Piron ; Mr Feuilleton évoque certains arrangements entre directeurs de journaux pour faire du profit. D’autres textes, quelquefois plus graves, parlent de l’histoire immédiate : Robespierre, les différentes Constitutions, le calendrier révolutionnaire, Bonaparte. L’Enfant prodigue (1801) est une profession de foi en faveur du Premier Consul.

La rareté de ces éditions était déjà attestée par les bibliographes et collectionneurs du XIXe siècle : « ces quatre parties sont devenues rares, surtout la 3e qui ne contient qu’un conte : L’Enfant prodigue » (Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour). Le catalogue de la bibliothèque de Guilbert de Pixerécourt (1838) qualifiait ces pièces de « très rares ». Celui de la bibliothèque Techener (1865) indique : « rare aussi complet ». Certains exemplaires comportent en plus Le Barbier optimiste (1814) qui n’est pas entièrement de Gobet : « Une note nous apprend que le Barbier optimiste est originairement d’un Genevois nommé Chaponnier, et que Gobet n’a fait que continuer et corriger la pièce. » (catalogue de la Bibliothèque de Guilbert de Pixerécourt).

Exemplaire comportant une dizaine de corrections manuscrites : ajout de ponctuation, remplacement d’un mot par un autre ou de vers entiers. D’autres exemplaires recensés ont aussi des corrections manuscrites. L’auteur, juge d’instruction à Paris et écrivain dilettante, ne faisait probablement imprimer ses œuvres qu’à tout petit nombre pour les diffuser à son entourage ; ce qui expliquerait que plusieurs exemplaires soient corrigées de sa main.

Bel exemplaire en demi-maroquin strictement contemporain.